Les résultats
En mars dernier, les étudiant-es de mon cours MKG8407 se sont affrontés lors de la 3e édition (déjà !) du Combat des publicités. Au total, 8 équipes se sont prêtées au jeu, en défendant des publicités de Maxi, de La famille du lait, d’IA assurance, Burger King, Mondou, Citroën, Renault et Air Canada. Comme à l’habitude, ce sont les personnes étudiantes de la classe qui ont voté pour leur pitch et leur publicité préférée.
Cet hiver, la compétition a été particulièrement serrée ; au terme d’une finale endiablée, c’est par une seule voix de différence que l’équipe gagnante a été couronnée ! Félicitations donc à Mathilde Caron et Léa Rousseau pour leur belle victoire acquise en défendant avec brio la campagne « Fressh » de Maxi qui met en vedette Martin Matte et Koriass. Bravo également à Mégane Perreault et Rakiyatou Ouro Akondo pour leur 2e place méritée ! Ces dernières ont vanté les qualités de la campagne « Le grand passage » produite par la famille du lait et lancée lors du Bye Bye 2024.
Quelques réflexions plus larges sur la force et le choix des publicités
Avec maintenant trois éditions à mon actif et plus de 20 publicités défendues depuis le début (sans compter celles choisies par les étudiants de baccalauréat dans le cadre du Grand tournoi des publicités), deux faits saillants émergent :
La force des bonnes vieilles publicités
Malgré tout ce que est dit (notamment dans mon propre cours !) sur l’avenir des campagnes de communication marketing intégrée (perte de vitesse des formats traditionnels, montée en force des formats de marketing numérique comme le UGC ou le marketing d’influence), le bon vieux format de la publicité vidéo de 30 secondes demeure très impactant. C’est d’abord et avant tout ce genre de message qui frappe le plus l’imaginaire — on peut penser présentement au phénomène Mike chez Rona — et qui génère des discussions autour de la machine à café ou, dans notre cas, dans la salle de classe. Bien entendu, les meilleures campagnes demeurent celles qui sont bien intégrées1Un récent article dans le Journal of Marketing offre des preuves empiriques précises sur l’importance de la combinaison des différents outils de CMI : Bell, J. J., Thomaz, F., & Stephen, A. T. (2024). EXPRESS : Beyond the Pair: Media Archetypes and Complex Channel Synergies in Advertising. Journal of Marketing, 00222429241302808, mais avec une publicité bien réussie, on peut aller loin !
Des préférences qui varient significativement en fonction des profils socioculturels
À l’UQAM, j’ai la chance d’enseigner à des personnes étudiantes qui ont des très profils variés, autant au niveau du choix de programme, des objectifs de carrière que de l’origine socioculturelle. C’est donc particulièrement intéressant de voir comment ce qui est identifié comme « la meilleure publicité » peut varier considérablement en fonction de ces caractéristiques. Pour les personnes étudiantes qui ont grandi dans le zeitgeist du Québec francophone, ce sont d’abord et avant tout les publicités drôles qui se démarquent tandis que pour les autres, on accorde significativement plus de points aux publicités « aspirationnelles » (on peut penser aux publicités de marques comme Hyundai, Vintage Rides et Renault, notamment). J’ai hâte de voir si cette tendance se poursuivra dans les prochaines sessions !
Sur ce, je vous invite à consulter les travaux des autres équipes de l’hiver 2025 ci-bas et à nous dire quelles sont vos préférées !
Je suis professeur en marketing à l’ESG UQAM. J’y forme la relève en communication marketing aux 1er et 2e cycles, dont les travaux sont mis en valeur sur ce blogue.


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